Aller au contenu

Tarot et oracles

Les soixante-dix-huit lames, les tirages courants et les oracles qui ne sont pas des tarots.

46 articles dans cette rubrique

Tarot et oracles
Photo : Nosferattus, CC0

Un tarot de Marseille compte soixante-dix-huit lames : vingt-deux atouts, qu'on appelle arcanes majeurs, et cinquante-six cartes réparties en quatre couleurs — bâtons, coupes, épées, deniers — qu'on appelle arcanes mineurs. Les atouts sont numérotés de I à XXI, plus une lame sans chiffre, le Mat, que les jeux modernes placent au début ou à la fin selon l'éditeur. Cette absence de numéro n'est pas un oubli : elle est la particularité la plus commentée du jeu.

Tarot, oracle, jeu de trente-deux : trois objets différents

Les trois supports circulent sous le mot « cartes », et ce raccourci brouille tout. Un tarot a la structure décrite ci-dessus, atouts et couleurs. Un oracle n'a pas de structure imposée : l'oracle de Belline compte cinquante-trois cartes, l'oracle Gé cinquante-six, et chacun porte son propre système de correspondances. Le jeu de trente-deux cartes, lui, est un jeu de piquet ordinaire, lu selon des tables de signification transmises oralement, très utilisé en cartomancie populaire française.

Conséquence pratique : une méthode de tirage apprise sur un tarot ne se transpose pas telle quelle sur un oracle. Les articles de cette rubrique précisent toujours de quel support ils parlent.

Les tirages que l'on rencontre partout

Le tirage à une carte, souvent appelé carte du jour, sert d'exercice de lecture plus que de prédiction. La croix en quatre ou cinq cartes répartit la question en positions fixes : la situation, ce qui aide, ce qui freine, l'issue. Le fer à cheval en sept lames étale un déroulé dans le temps. La grande croix celtique en dix cartes, popularisée par le jeu Rider-Waite au début du XXe siècle, est la plus codifiée et la plus exigeante.

Dans tous les cas, la position compte autant que la lame. Une même carte ne se lit pas de la même façon selon qu'elle tombe en « ce qui freine » ou en « issue » — c'est le principe même d'un tirage structuré.

Les lames renversées

Une lame tirée tête en bas se dit renversée. Deux écoles coexistent : celle qui y voit une inversion du sens, et celle qui y voit une intensité différente — un blocage, un retard, une énergie tournée vers l'intérieur. Le tarot de Marseille s'y prête mal pour une raison matérielle : plusieurs de ses arcanes mineurs sont symétriques et ne présentent pas de haut ni de bas. Beaucoup de cartomanciens français ne les utilisent donc pas du tout.

Où continuer

Les figures du tarot croisent d'autres systèmes de correspondances : les atouts sont souvent rattachés aux planètes et aux signes, un terrain traité dans l'astrologie et les signes ; leur numérotation renvoie à la numérologie. Pour la pratique de la consultation elle-même et ce qui sépare un cartomancien d'un médium, voir médiumnité et voyance. Enfin, l'histoire du jeu et son passage du divertissement à la divination relèvent des traditions et sabbats.

Tous les articles sur le tarot et les oracles

Découvrez les secrets de la kyromancie avec Franck
Tarot et oracles

La kyromancie

La kyromancie, également appelée cléromancie, est une méthode de divination ancestrale qui utilise un jeu de dés pour explorer l’avenir.…

Le tarot, questions de départ

Combien de cartes compte un tarot ?

Soixante-dix-huit : vingt-deux arcanes majeurs, numérotés de I à XXI avec le Mat sans chiffre, et cinquante-six arcanes mineurs répartis en bâtons, coupes, épées et deniers, de l'as au roi avec quatre figures par couleur. Un oracle, lui, n'a pas de nombre imposé : cinquante-trois cartes pour l'oracle de Belline, cinquante-six pour l'oracle Gé.

Quel jeu pour débuter : Marseille ou Rider-Waite ?

Les deux s'apprennent, mais pas de la même façon. Le tarot de Marseille a des arcanes mineurs non illustrés — des motifs répétés — ce qui oblige à travailler le nombre et la couleur. Le Rider-Waite illustre chaque mineure par une scène, plus immédiate à lire mais qui orient fortement l'interprétation. Les manuels anglophones supposent presque toujours un Rider-Waite, les français un Marseille.

Faut-il se faire offrir son jeu ?

C'est une coutume répandue, pas une règle ancienne : on ne la retrouve dans aucun traité historique. Elle circule surtout depuis le XXe siècle, et beaucoup de praticiens achètent leur premier jeu eux-mêmes. Rien dans la pratique n'en dépend.